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Nous proposons de vous informer sur l’actualité orthodoxe en Isère et dans le monde entier, d'expliquer la doctrine orthodoxe et la différence entre notre foi orthodoxe et celle des autres.


L’orthodoxie russe en Belgique

Publié par jeunes-orthodoxes sur 11 Mars 2012, 15:15pm

Catégories : #Histoire de l'orthodoxie dans le monde

L’orthodoxie russe est aussi belge depuis un siècle et demi

Christian Laporte

 

Mis en ligne le 03/03/2012

 

Dès 1862, les chrétiens orthodoxes russes eurent leur lieu de culte à Ixelles.

A la mi-février dernier, l’Institut d’études théologiques de Bruxelles a organisé un important colloque sur "l’Orthodoxie entre passé et avenir" en partenariat avec l’Eglise orthodoxe russe de Belgique. Le sujet de la rencontre n’est pas tombé du ciel : cette année, il y a en effet cent cinquante ans que l’orthodoxie est présente dans nos contrées. Et ce sont de fait les Russes qui ont posé les jalons de ce courant chrétien chez nous.

 

Hasard des anniversaires : cette année, il y a aussi cent cinquante ans que le plus célèbre réfugié politique du XIXe siècle, Victor Hugo publiait "Les Misérables" chez nous mais contrairement au grand afflux de réfugiés de l’est qui suivit la Révolution russe de 1917, l’implantation d’une première chapelle orthodoxe fut davantage "diplomatique" . Pour cause : elle fut construite par le prince Nicolas Orloff, le ministre plénipotentiaire du Tsar auprès de Léopold Ier et se situa rue Brederode à l’arrière du Palais royal.

 

L’église Saint-Nicolas fut transférée quatorze ans plus tard à la rue des Chevaliers près de la Porte Louise et de la Porte de Namur. Il fallut attendre 1900 pour voir naître une deuxième église orthodoxe chez nous. Elle eut pignon sur rue à Anvers pour les marins et commerçants grecs.

 

Mais comme prévu, le véritable "boom" de l’Eglise orthodoxe se situa après la guerre civile et la révolution russe. Environ un million de Russes émigrèrent pour l’occasion et l’on évalue à 8 000 le nombre de ceux qui se sont installés chez nous.

 

Très vite, ils se retrouvèrent sous l’égide de l’Eglise qui demeurait du reste leur dernier lien, avec la mère-patrie et en même temps leur seul refuge. L’église Saint-Nicolas ne désemplissait pas et les historiens rapportent que pendant la Semaine sainte, les confessionnaux étaient pris d’assaut jusque bien tard dans la nuit. Dans les années qui suivirent, l’afflux croissant de Russes déboucha sur la création d’autres paroisses dans le pays. Une chapelle fut ouverte à l’intention des étudiants russes à Louvain grâce à la bienveillance du cardinal Mercier, dont on connaît l’engagement dans le rapprochement, dans l’Union des Eglises. D’autres paroisses virent le jour dans les années 1920-1930 à Anvers, Charleroi, Gand à Liège et à Namur où ce fut dans le cadre de l’orphelinat russe. Faute de moyens financiers suffisants, ces lieux de culte s’implantèrent dans des maisons particulières, des entrepôts voire des garages. Le clergé était lui-même issu de l’émigration russe.

 

L’orthodoxie russe n’échappa pas par la suite aux querelles de "chapelles" intraorthodoxes et participa à la constitution d’une véritable mosaïque avec les Eglises grecques et de différents pays d’Europe orientale. Mais on a l’habitude de parler de liens généralement fraternels entre tous ces représentants ce qui a permis la reconnaissance du culte orthodoxe par l’Etat en 1985.

 

Source: Lalibre.be

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