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 jeunes-orthodoxes-isere

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Nous proposons de vous informer sur l’actualité orthodoxe en Isère et dans le monde entier, d'expliquer la doctrine orthodoxe et la différence entre notre foi orthodoxe et celle des autres.


La crise au Mont Athos

Publié par jeunes-orthodoxes sur 9 Avril 2011, 21:12pm

 

 

 Le monastère d'Esphigmenou (en grec : Εσφιγμένου) est un des vingt monastères orthodoxes du Mont Athos. Il est situé au nord-est de la péninsule.Il occupe la 18e place dans le classement hiérarchique. Il est dédié à l'Ascension du Seigneur. Le monastère dans sa forme actuelle a été fondé au Xe-XIe siècle. Une tradition athonite fait part d'une première fondation au Ve siècle. 
800px-Esphigmenou monastery 2006

Un conflit oppose la communauté monastique et le patriarche oecumenique qui est l'autorité religieuse suprême du Mont Athos depuis le Moyen Âge. Les moines, vieux-calendaristes, lui reprochent ses initiatives œcuméniques. Le monastère d'Esfigmenou s'est séparé de facto du reste de l'Église en refusant de commémorer le Patriarche de Constantinople dont dépendent les monastères du Mont Athos après que celui-ci (le Patriarche Athenagoras) a rencontré le Pape dans les années 1960. Depuis, un schisme perdure à Esfimenou. En décembre 2002 une décision d'évacuation des moines a été prise. Une nouvelle communauté a été constituée avec l'accord des 19 autres monastères mais les moines réfractaires refusent de partir et font appel auprès de la cour suprême administrative de Grèce. En novembre 2005, la cour a rejeté l'appel et a rappelé l'autorité spirituelle du patriarche. Néanmoins les moines n'ont jamais été expulsés.

 Karta_Athos.JPG

 

La cour d'appel de Thessalonique a confirmé, le 6 avril 2011, l'ordre d'expulsion des membres de la communauté monastique d'Esphigménou, au Mont Athos (Grèce du Nord), qui depuis de longues années refusent de reconnaître l'autorité du patriarche oecuménique, alors qu'il est l'évêque canonique du Mont Athos, indique l'agence grecque d'informations religieuses Romfea. En novembre 2002, le patriarche Bartholomée Ier avait déclaré que les moines d'Esphigménou s'étaient mis en situation de schisme, et qu'à ce titre, ils perdaient leurs droits sur le monastère qu'ils occupaient et devaient donc quitter le Mont Athos, conformément à la charte athonite (SOP 271.9). En mars 2005, le Conseil d'État, la plus haute instance judiciaire de Grèce, avait débouté les moines de leur contestation de cette décision devant les tribunaux civils, soulignant qu'il n'était pas de son ressort de dire si les moines " zélotes " d'Esphigménou étaient en situation de schisme ou pas, tout en réaffirmant que, conformément à la Constitution de l'État grec et à la charte du Mont Athos, dont la première rédaction remonte au 10e siècle, le patriarche oecuménique a pleine et entière autorité canonique et spirituelle sur le territoire de la Sainte Montagne, et donc, qu'aucune instance judiciaire ne peut contester ni modifier ses décisions concernant la presqu'île. De son côté, la Kinote (" assemblée "), l'assemblée des représentants des vingt monastères qui assure l'administration du Mont Athos, a elle aussi récemment réitéré sa décision d'installer dans le monastère d'Esphigménou une nouvelle communauté. Jusqu'à présent, le patriarcat, en accord avec la Kinote et avec les représentants de l'État grec, a décidé de ne pas recourir à la force pour les expulser, préférant rechercher une solution pacifique. Fondé au 11e siècle et dédié à l'Ascension, le monastère d'Esphigménou est l'un des vingt monastères souverains du Mont Athos, qui dirigent ensemble la vie administrative et spirituelle de la presqu'île par le biais de leurs représentants au sein de la Kinote. Depuis plus de trente ans, la communauté d'Esphigménou a adopté une attitude d'opposition et de rupture à l'égard du patriarcat oecuménique, en raison, d'une part, de l'adoption par celui-ci, sauf pour la date de Pâques, d'un calendrier réformé (calendrier julien révisé), conforme à celui qui est en usage depuis le 16e siècle en Occident (calendrier grégorien), et, d'autre part, de son engagement dans le mouvement oecuménique. Pour ces motifs, la communauté d'Esphigménou a rompu la communion avec le patriarcat oecuménique et avec les dix-neuf autres monastères athonites.
Athos_peninsula.jpg

 

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