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Nous proposons de vous informer sur l’actualité orthodoxe en Isère et dans le monde entier, d'expliquer la doctrine orthodoxe et la différence entre notre foi orthodoxe et celle des autres.


KIEV :Commémoration du 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl

Publié par jeunes-orthodoxes sur 30 Avril 2011, 09:04am

Catégories : #Divers

tchernobyl.jpg

 

Plusieurs célébrations liturgiques et manifestations officielles ont été organisées par l'Eglise orthodoxe russe en Ukraine, pendant la semaine pascale, du 25 au 27 avril, à l'occasion du 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. Le patriarche de Moscou Cyrille Ier, primat de l'Eglise russe, s'est rendu personnellement à Kiev et dans la localité de Tchernobyl, située près de l'ancienne centrale nucléaire, pour prier à la mémoire des victimes et des sauveteurs de la catastrophe nucléaire survenue il y a vingt-cinq ans, mais aussi pour rencontrer des survivants, et notamment des " liquidateurs ", nom donné en russe aux ingénieurs, ouvriers, soldats et autres agents de décontamination qui sont intervenus pour limiter les impacts de la catastrophe et assainir le site après l'explosion du 26 avril 1986. Il s'agissait aussi pour lui d'inviter les peuples de Russie, d'Ukraine et de Biélorussie ainsi que l'ensemble de la communauté internationale à tirer les leçons de ce qu'il devait qualifier de " drame écologique et social ". Ces cérémonies ont rassemblées autour du patriarche de Moscou des évêques et des fidèles d'Ukraine, de Russie et de Biélorussie, notamment des diocèses touchés par l'accident de Tchernobyl. A son arrivée en Ukraine, le patriarche de Moscou a présidé, dans la nuit du 25  au 26 avril, devant le mémorial en l'honneur des héros de Tchernobyl, situé dans l'enclos paroissial de l'église Saint-Michel-Archange, à Kiev, une célébration liturgique à la mémoire des quelque 820 000 hommes qui ont risqué leur vie pour " nettoyer " le site de la centrale nucléaire contaminé par les déchets radioactifs. Environ 700 fidèles, parmi lesquels de nombreux agents de décontamination qui ont travaillé à endiguer les dégâts causés par l'explosion, ainsi que le Premier ministre ukrainien Mykola Azarov, assistaient à cette célébration. Dans le discours qu'il a prononcé à cette occasion, Cyrille Ier a rendu un vibrant hommage aux " liquidateurs "" Ces hommes ont offert à Dieu le plus grand cadeau qu'un homme puisse offrir : une vie donnée aux autres ", a notamment déclaré le patriarche, qui a également rappelé que, selon les scientifiques, les dommages causés aux personnes et l'environnement après la catastrophe du 26 avril 1986 correspondent à la puissance destructrice de 500 bombes d'Hiroshima. A la fin de la célébration, à 1 h 23 du matin, heure exacte de la première explosion dans le réacteur de la centrale de Tchernobyl, la cloche de l'église Saint-Michel a sonné 25 coups. Le lendemain, le patriarche Cyrille a présidé l'ouverture d'une conférence internationale sur le thème " Après Tchernobyl : douleur commune, souci commun, espérance commune. Leçons et bilans de la catastrophe " qui se déroulait dans les locaux du monastère des Grottes de Kiev, haut lieu du monachisme en Europe orientale, dont la fondation remonte au milieu du 11e siècle, et il a également rendu visite à des malades soignés à l'Institut national de cancérologie. Un message solennel du patriarche de Moscou à l'ensemble du clergé et des fidèles de l'Eglise orthodoxe russe a été diffusé le même jour. Le patriarche y rappelle qu'il y a vingt-cinq ans, " l'humanité tout entière a vécu une gigantesque catastrophe écologique et sociale ". " Cette tragédie sans précédent, dont les conséquences se font encore sentir dans plusieurs pays d'Europe, surtout l'Ukraine, la Biélorussie et la Russie, a condamné à la souffrance des millions de personnes " et " reste une plaie béante pour nos peuples " car " les dommages causés à l'environnement et à la santé humaine se feront encore sentir pendant de nombreuses générations ". " Malheureusement, les leçons de la catastrophe de Tchernobyl n'ont pas encore été tirées par tous. L'humanité continue comme par le passé à exploiter la terre, l'eau, l'air, l'environnement naturel en général, dans une démarche de consommation à outrance, oubliant de fait que c'est Dieu lui-même qui nous a ordonné de préserver et de faire fructifier la Terre (cf. Genèse 2,15) ", estime encore dans son message le patriarche de Moscou, avant d'affirmer que " le développement scientifique et technologique ne peut pas se faire sans éthique : il est indispensable de le conjuguer à l'aune des normes morale éternelles, des idéaux de charité et de respect mutuel. C'est en cela que réside le gage d'un avenir digne pour nos peuple et l'ensemble du monde ". " Il n'est pas possible de rayer et d'oublier tout ce qui s'est passé dans notre histoire. Nous devons tirer les conséquences exactes de tous les événements, tant ceux qui nous ont apporté de la joie que ceux qui nous ont apporté du malheur. Que le Christ Sauveur ressuscité du tombeau nous aide à devenir plus justes et plus responsables, plus compatissants et miséricordieux ", affirme-t-il en conclusion. Toujours le 26 avril, le patriarche Cyrille de Moscou et le métropolite Vladimir de Kiev se sont rendus à l'église Saint-Élie de Tchernobyl, la seule église encore en activité dans la zone d'exclusion, à proximité même de l'ancienne centrale nucléaire. Cette église avait en effet été fermée suite à l'accident, mais, en 1994, elle a été rouverte au culte, à la demande des ouvriers travaillant dans la zone de la centrale. Là, ils ont été rejoints par les présidents russe et ukrainien, Dmitri Medvedev et Viktor Ianoukovitch, pour une brève célébration liturgique pascale, à l'issue de laquelle le patriarche s'est adressé aux invités rassemblés dans cette église " qui porte la marque de la catastrophe de Tchernobyl au cours de laquelle se sont si clairement manifestés la force d'esprit, le courage et la foi ". " C'est grâce à la foi que cette église existe toujours et qu'elle est devenue le symbole de la victoire sur l'effroyable catastrophe ", a-t-il souligné, avant d'exprimer sa satisfaction de voir les chefs d'Etat de la Russie et de l'Ukraine " ensemble dans cette sainte église ". Ensuite, les responsables civils et religieux russes et ukrainiens se sont rendus au mémorial des victimes de la catastrophe de Tchernobyl, situé sur l'esplanade devant le sarcophage qui recouvre les bâtiments de la centrale nucléaire. Après une prière pour tous les défunts victimes de l'accident, les deux chefs d'État ainsi que le patriarche Cyrille et le métropolite Vladimir ont déposé ensemble une gerbe devant le mémorial, pendant que l'assemblée chantait l'hymne pascale : " Le Christ est resssuscité des morts, par sa mort il a vaincu la mort, à ceux qui sont dans les tombeaux il a donné la vie ".

Plusieurs célébrations liturgiques et manifestations officielles ont été organisées par l'Eglise orthodoxe russe en Ukraine, pendant la semaine pascale, du 25 au 27 avril, à l'occasion du 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. Le patriarche de Moscou Cyrille Ier, primat de l'Eglise russe, s'est rendu personnellement à Kiev et dans la localité de Tchernobyl, située près de l'ancienne centrale nucléaire, pour prier à la mémoire des victimes et des sauveteurs de la catastrophe nucléaire survenue il y a vingt-cinq ans, mais aussi pour rencontrer des survivants, et notamment des " liquidateurs ", nom donné en russe aux ingénieurs, ouvriers, soldats et autres agents de décontamination qui sont intervenus pour limiter les impacts de la catastrophe et assainir le site après l'explosion du 26 avril 1986. Il s'agissait aussi pour lui d'inviter les peuples de Russie, d'Ukraine et de Biélorussie ainsi que l'ensemble de la communauté internationale à tirer les leçons de ce qu'il devait qualifier de " drame écologique et social ". Ces cérémonies ont rassemblées autour du patriarche de Moscou des évêques et des fidèles d'Ukraine, de Russie et de Biélorussie, notamment des diocèses touchés par l'accident de Tchernobyl. A son arrivée en Ukraine, le patriarche de Moscou a présidé, dans la nuit du 25  au 26 avril, devant le mémorial en l'honneur des héros de Tchernobyl, situé dans l'enclos paroissial de l'église Saint-Michel-Archange, à Kiev, une célébration liturgique à la mémoire des quelque 820 000 hommes qui ont risqué leur vie pour " nettoyer " le site de la centrale nucléaire contaminé par les déchets radioactifs. Environ 700 fidèles, parmi lesquels de nombreux agents de décontamination qui ont travaillé à endiguer les dégâts causés par l'explosion, ainsi que le Premier ministre ukrainien Mykola Azarov, assistaient à cette célébration. Dans le discours qu'il a prononcé à cette occasion, Cyrille Ier a rendu un vibrant hommage aux " liquidateurs "" Ces hommes ont offert à Dieu le plus grand cadeau qu'un homme puisse offrir : une vie donnée aux autres ", a notamment déclaré le patriarche, qui a également rappelé que, selon les scientifiques, les dommages causés aux personnes et l'environnement après la catastrophe du 26 avril 1986 correspondent à la puissance destructrice de 500 bombes d'Hiroshima. A la fin de la célébration, à 1 h 23 du matin, heure exacte de la première explosion dans le réacteur de la centrale de Tchernobyl, la cloche de l'église Saint-Michel a sonné 25 coups. Le lendemain, le patriarche Cyrille a présidé l'ouverture d'une conférence internationale sur le thème " Après Tchernobyl : douleur commune, souci commun, espérance commune. Leçons et bilans de la catastrophe " qui se déroulait dans les locaux du monastère des Grottes de Kiev, haut lieu du monachisme en Europe orientale, dont la fondation remonte au milieu du 11e siècle, et il a également rendu visite à des malades soignés à l'Institut national de cancérologie. Un message solennel du patriarche de Moscou à l'ensemble du clergé et des fidèles de l'Eglise orthodoxe russe a été diffusé le même jour. Le patriarche y rappelle qu'il y a vingt-cinq ans, " l'humanité tout entière a vécu une gigantesque catastrophe écologique et sociale ". " Cette tragédie sans précédent, dont les conséquences se font encore sentir dans plusieurs pays d'Europe, surtout l'Ukraine, la Biélorussie et la Russie, a condamné à la souffrance des millions de personnes " et " reste une plaie béante pour nos peuples " car " les dommages causés à l'environnement et à la santé humaine se feront encore sentir pendant de nombreuses générations ". " Malheureusement, les leçons de la catastrophe de Tchernobyl n'ont pas encore été tirées par tous. L'humanité continue comme par le passé à exploiter la terre, l'eau, l'air, l'environnement naturel en général, dans une démarche de consommation à outrance, oubliant de fait que c'est Dieu lui-même qui nous a ordonné de préserver et de faire fructifier la Terre (cf. Genèse 2,15) ", estime encore dans son message le patriarche de Moscou, avant d'affirmer que " le développement scientifique et technologique ne peut pas se faire sans éthique : il est indispensable de le conjuguer à l'aune des normes morale éternelles, des idéaux de charité et de respect mutuel. C'est en cela que réside le gage d'un avenir digne pour nos peuple et l'ensemble du monde ". " Il n'est pas possible de rayer et d'oublier tout ce qui s'est passé dans notre histoire. Nous devons tirer les conséquences exactes de tous les événements, tant ceux qui nous ont apporté de la joie que ceux qui nous ont apporté du malheur. Que le Christ Sauveur ressuscité du tombeau nous aide à devenir plus justes et plus responsables, plus compatissants et miséricordieux ", affirme-t-il en conclusion. Toujours le 26 avril, le patriarche Cyrille de Moscou et le métropolite Vladimir de Kiev se sont rendus à l'église Saint-Élie de Tchernobyl, la seule église encore en activité dans la zone d'exclusion, à proximité même de l'ancienne centrale nucléaire. Cette église avait en effet été fermée suite à l'accident, mais, en 1994, elle a été rouverte au culte, à la demande des ouvriers travaillant dans la zone de la centrale. Là, ils ont été rejoints par les présidents russe et ukrainien, Dmitri Medvedev et Viktor Ianoukovitch, pour une brève célébration liturgique pascale, à l'issue de laquelle le patriarche s'est adressé aux invités rassemblés dans cette église " qui porte la marque de la catastrophe de Tchernobyl au cours de laquelle se sont si clairement manifestés la force d'esprit, le courage et la foi ". " C'est grâce à la foi que cette église existe toujours et qu'elle est devenue le symbole de la victoire sur l'effroyable catastrophe ", a-t-il souligné, avant d'exprimer sa satisfaction de voir les chefs d'Etat de la Russie et de l'Ukraine " ensemble dans cette sainte église ". Ensuite, les responsables civils et religieux russes et ukrainiens se sont rendus au mémorial des victimes de la catastrophe de Tchernobyl, situé sur l'esplanade devant le sarcophage qui recouvre les bâtiments de la centrale nucléaire. Après une prière pour tous les défunts victimes de l'accident, les deux chefs d'État ainsi que le patriarche Cyrille et le métropolite Vladimir ont déposé ensemble une gerbe devant le mémorial, pendant que l'assemblée chantait l'hymne pascale : " Le Christ est resssuscité des morts, par sa mort il a vaincu la mort, à ceux qui sont dans les tombeaux il a donné la vie ".

 

source:service orthodoxe de presse

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