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 jeunes-orthodoxes-isere

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Nous proposons de vous informer sur l’actualité orthodoxe en Isère et dans le monde entier, d'expliquer la doctrine orthodoxe et la différence entre notre foi orthodoxe et celle des autres.


Le 25 janvier, nous célébrons la mémoire de notre Saint Père GRÉGOIRE le THÉOLOGIEN, Archevêque de CONSTANTINOPLE

Publié par jeunes-orthodoxes-isere/France sur 25 Janvier 2011, 10:47am

Catégories : #La vie de saints

Gregor-ChoraSaint Grégoire, cet homme à l'âme céleste et à la bouche sanctifiée par le feu du Saint-Esprit, a pénétré si profondément dans les Mystères de Dieu qu'entre tous les Pères, il a été jugé digne du titre de Théologien, comme Jean, le Disciple Bien-aimé : c'est-à-dire non celui qui fait profession d'enseigner les dogmes, mais celui qui, après s'être purifié, a été uni à Dieu par la Grâce et qui se tourne ensuite vers le peuple, comme Moïse, pour lui transmettre les oracles divins et lui communiquer la lumière. Comme Saint Basileet Saint Jean Chrysostome, sa vie dépasse largement les limites d'une simple biographie et se présente plutôt à nous comme le prototype de la sainteté chrétienne, et ses oeuvres immortelles, insurpassables en beauté et en profondeur, constituent le plus digne ornement de l'Epouse du Verbe de Dieu.
 

En 361, l'empereur Julien, dont Saint Grégoire avait prédit l'apostasie quand ils étaient condisciples à Athènes, commença sa tentative de restauration du paganisme, en interdisant aux enfants chrétiens l'accès à l'enseignement des Belles Lettres, Saint Grégoire répliqua par la rédaction de brillants discours et de sublimes poèmes, dans lesquels il exposait les Mystères de la Foi avec une perfection littéraire et une richesse d'images et de vocabulaire qui dépassent les oeuvres des grands auteurs de l'Antiquité. Avec Saint Grégoire et les autres Pères de l'Eglise de cette époque la culture hellénique n'est pas seulement convertie au Christianisme, mais elle est définitivement dépassée et elle laisse la place à une culture proprement chrétienne orthodoxe, qui utilise le meilleur des productions de l'Antiquité en le transfigurant.

En 370, Saint Grégoire et son père collaborent efficacement à l'élection de Saint Basile sur le siège de Césarée et à sa reconnaissance comme chef du parti orthodoxe. Plus libre que Basile, exposé de toutes parts et obligé de maintenir une certaine réserve, Gregoire proclama alors ouvertement la divinité du Saint-Esprit contre les hérétiques macédoniens, et résista audacieusement à la persécution de l'empereur Valens. Les deux amis avaient acquis un tel prestige dans le peuple que l'empereur n'osa pas s'en prendre à eux, et ils furent les seuls Orthodoxes à échapper alors au bannissement.


 

 

En 372, malgré le désir de Grégoire, approuvé par Basile, de se retirer des charges pastorales dès la mort de ses parents, il fut ordonné par son ami Evêque de la sinistre bourgade de Sasimes, située aux confins de la Cappadoce et de la Cappadoce Seconde, province créée par Valens pour contrecarrer les activités de l'évêque de Césarée. En dépit de son affection pour Basile et de son souci du bien de l'Eglise, Saint Grégoire n'accepta pas cette charge et s'enfuit dans la montagne, espérant trouver en Dieu quelque consolation à ses tribulations. Sur les instances de son père, il accepta de retourner à Nazianze et assura le gouvernement de cette Eglise, en tant qu'Evêque remplaçant, jusqu'au décès du vieillard âgé de près de cent ans. Après la mort de son père, suivie de peu par celle de Sainte Nonne, Grégoire céda une fois de plus aux supplications des fidèles et accepta de rester en place jusqu'à l'élection d'un nouvel Evêque, malgré l'état d'extrême faiblesse dans lequel l'avaient placé la maladie, les austérités et les combats pour la foi. Mais, s'apercevant bientôt que les citoyens, désireux de le garder auprès d'eux, retardaient l'élection, il s'enfuit de nouveau, en secret, vers Séleucie, la métropole de l'Isaurie (375), et se retira dans le Monastère de Sainte-Thècle, en pensant y trouver enfin la paix. Mais là encore, il dut soutenir le bon combat de la foi contre les ariens, implacables à semer partout le trouble. Au début de l'année 379, à quelques jours d'intervalles, l'Eglise se revêtit d'un vêtement de deuil à la mort du phare de l'Orthodoxie, Saint Basile, mais elle le changea bientôt en tunique d'allégresse, lors de la disparition de Valens l'hérétique et de la promotion de Théodose le Grand, fidèle défenseur de la Foi de Nicée. Tous les regards orthodoxes se tournaient avec espoir vers Grégoire, comme le plus digne représentant de la Foi et comme son plus brillant prédicateur.

Les fidèles de Constantinople, la capitale impériale qui se trouvait depuis plus de quarante ans aux mains des hérétiques, demandèrent alors au Saint Evêque de Nazianze de venir à leur secours. De nouveau arraché aux délices de la contemplation divine par le souci de la sauvegarde de l'Eglise, il arriva à Constantinople, en portant avec lui la force irrésistible de sa parole et la puissance de ses miracles. Il y fut reçu dans une maison de ses parents, où le peuple orthodoxe commença bientôt à se rassembler en nombre croissant pour écouter avec enthousiasme ses prédications, de sorte que la demeure fut bientôt transformée en église, sous le nom de Sainte-Anastasie ( « Résurrection » ) ; parce que la foi qui était morte à Constantinople y était comme ressuscitée grâce à la parole de Saint Grégoire.

Seul contre la multitude des hérétiques et des sectes diverses, le Saint captivait son auditoire par son éloquence et tranchait les sophismes et les arguments de la sagesse charnelle grâce à l'épée de la parole de Dieu. Dans une série de cinq discours, qui lui valurent le titre de Théologien, après avoir montré qu'il ne convient pas d'aborder la discussion sur les Mystères de Dieu comme une chose commune, mais seulement en son temps et après avoir été convenablement purifié, il expose de manière définitive l'incompréhensibilité de l'Essence divine, la divinité du Fils et celle du Saint-Esprit. Plus que tous les autres Pères, Saint Grégoire excelle à exposer en des expressions brèves et paradoxales les plus grands Mystères de la Foi. Ces définitions sont si parfaites que, dans la suite des siècles, les Saints Théologiens les plus illustres consacrèrent des traités entiers à les commenter, et elles sont si belles qu'un grand nombre d'entre elles a été utilisé par nos mélodes dans la composition des hymnes liturgiques des grandes fêtes de l'année 2. Lues et apprises par cœur, comme l'Ecriture Sainte, les œuvres de Saint Grégoire sont une icône, elles transportent au ciel et initient aux mystères ineffables. Sa langue est si parfaite qu'elle rend inutile toute autre parole et conduit naturellement l'amant du Verbe à la prière silencieuse.

D'une rigueur inflexible en ce qui concerne la Foi, Saint Grégoire était plein de douceur dans son comportement à l'égard des personnes, pécheurs ou égarés. Il corrigeait les mœurs en montrant l'exemple de la conduite chrétienne par sa vie retirée de toute mondanité, par son austérité et par sa patience dans les épreuves et les maladies, si bien qu'un grand nombre de ceux qui avaient écouté ses discours se convertissaient complètement en le voyant vivre. Ses succès attirèrent cependant rapidement de vives oppositions de la part des sectes, et des envieux répandirent contre lui d'infâmes calomnies, sans parvenir toutefois à vaincre sa patience et sa douceur à l'égard de ses ennemis. La nuit de Pâques 379, des hérétiques, disciples d'Apollinaire, qu'il avait brillamment réfutés, se précipitèrent dans l'église de Sainte-Anastasie, semèrent la panique dans l'assistance et tentèrent de lapider le Saint, mais ils ne parvinrent pas à lui porter le coup mortel que celui-ci aurait pourtant désiré pour achever sa course en recevant la palme du Martyre.

A la suite de cette épreuve, il fut de surcroît traduit en justice, comme un criminel, mais il en sortit victorieux et exhorta ensuite ses amis au pardon. L'attitude si modérée, la charité, l'équité de ce parfait disciple de Jésus-Christ attirèrent finalement contre lui l'hostilité des deux partis: les hérétiques pleins de haine et les Orthodoxes trop zélés.

Alors que, grâce à ses combats, l'hérésie semblait reculer, le diable le soumit à de nouvelles épreuves en la personne d'un philosophe cynique, originaire d'Alexandrie, nommé Maxime. Celui-ci, cachant d'abord son fourbe dessein, s'attira l'estime de Grégoire ; mais il se révéla bientôt en se faisant élire irrégulièrement Evêque de Constantinople et en semant le trouble et le scandale dans l'Eglise. Saint Grégoire, doux et résigné, était prêt à abandonner son trône pour ne pas s'opposer à l'imposteur par la lutte et la haine, mais le peuple se souleva spontanément contre Maxime et supplia son pasteur de ne pas l'abandonner aux loups qui menaçaient le troupeau du Christ, en disant : « Si tu nous quittes, ô Père, sache que tu emporteras avec toi la Sainte Trinité ». Le Saint se laissa convaincre et fit appel à l'empereur Théodose, alors en résidence à Thessalonique. Celui-ci rejeta l'usurpateur et entra peu de temps après triomphant à Constantinople, après sa victoire sur les barbares (24 nov. 360). Dès le lendemain, il fit expulser les ariens des églises qu'ils occupaient et imposa l'élection de Saint Grégoire comme Evêque de la ville impériale. Ce dernier, brûlant toujours du désir de la retraite, refusa d'abord, mais il dut finalement se rendre à l'insistance du peuple enthousiaste. Toutefois, comme il était normalement Evêque d'un autre siège, son transfert à Constantinople devait être ratifié par un concile; c'est pourquoi Théodose réunit l'année suivante (361) le second Concile OEcuménique qui, après avoir unanimement reconnu l'élection de Grégoire, condamna l'hérésie des pneumatomaques (macédoniens) et marqua le terme de l'arianisme, et la victoire définitive de l'Orthodoxie.

Mais cette victoire laissa des querelles dans l'eglise. Harassé par tant de querelles sournoises et le cœur déchiré de voir l'Eglise du Christ ainsi divisée, lui qui n'avait jamais recherché ni honneurs ni pouvoir, il déclara à l'assemblée que son plus grand désir était de contribuer à la paix et que si le fait d'occuper le siège de Constantinople était une cause de division, il était tout prêt à être jeté à la mer, comme Jonas, pour apaiser cette tempête, à condition que la Foi Orthodoxe restât sauve. Et, sur ces mots, il quitta l'assemblée; puis il se rendit au palais, où il supplia l'empereur d'accepter sa démission et lui demanda de se charger lui-même, par son autorité, de rétablir l'unité et la concorde dans l'Eglise. Dans un dernier et émouvant discours, il fit ses adieux à sa chère église de l'Anastasie, sa gloire et sa couronne, à Sainte Sophie et aux autres églises de la ville qu'il avait restaurée dans la vraie foi et dans la pureté des mœurs, la préparant pour une gloire millénaire. Il salua son Clergé, les moines, les vierges, les pauvres et même les hérétiques, qu'il exhorta encore à la conversion, dit adieu à l'Orient et à l'Occident, unis désormais dans la paix, aux Anges Gardiens de son Eglise et à la Trinité Sainte, aux soins de laquelle il remit son troupeau. Puis il quitta Constantinople, laissant Saint Nectaire comme successeur (mémoire le 11 oct.), et retourna quelque temps à Nazianze, où il s'efforça de faire nommer à sa place un Evêque titulaire. Après l'élection d'Eustathe, il se retira définitivement dans sa propriété d'Arianze, où épuisé par la maladie et tant d'activités qu'il n'avait pas désirées, il passa les dernières années de sa vie dans le silence et la solitude. Mais, tel un guetteur fidèle à son poste, il ne cessait pourtant de veiller de loin sur la pureté de la Foi. Il adressait des lettres dogmatiques pour réfuter les hérésies naissantes, ou exhortait Nectaire et les autres Evêques orthodoxes à plus de justice, envoyait à ses enfants spirituels de sages conseils pour atteindre la perfection et rédigeait d'admirables poèmes en grec archaïque. C'est ainsi que, le coeur brisé et humilié mais l'intelligence constamment fixée dans la contemplation des mystères insondables de la Sainte Trinité, ce fidèle serviteur, devenu malgré lui combattant, rendit en paix son âme au Seigneur en 390.

                                         

Ses enseignements sur le Saint esprit et sur la nature de Dieu.

 

 

A l'epoque de Saint Grégoire le Theologien la nature divine de l'Esprit Saint était une question ouverte. Dès sa nomination en tant qu'évêque, il affirme sa volonté de défendre publiquement la divinité de l'Esprit Saint, afin de la « faire briller pour toutes les églises ». Lors du Ier Concile oecumenuque de Constantinople  auquel il participe, il défend systématiquement la divinité de l'Esprit Saint en répondant aux différentes thèses sur ce mystère religieux.

En analysant les Écritures, Grégoire le Theologien affirme que l'Esprit Saint est de nature divine dans la mesure où il est défini comme un être actif. Cette définition implique donc qu'il ne soit pas considéré comme un attribut de Dieu, comme le prétendent certains théologiens de l'époque. Comme l'Esprit Saint parle, sépare, agit, cela signifie donc qu'il est essence. Comme il n'est pas une créature de Dieu, et que les chrétiens affirment être baptisés en Lui, cela implique donc que nous sommes baptisés en Dieu, donc que l'Esprit Saint est Dieu.

 

Il s'oppose également aux théologiens qui transfèrent les attributs humains à Dieu, affirmant par ailleurs le caractère masculin de Dieu, « le Père ». Pour Grégoire de Nazianze, toute notion humaine appliquée à Dieu ne peut être que relative, Dieu étant d'une nature différente de l'homme. Le divin ne peut être défini clairement par l'homme, comme le proposent les théories eunoméennes. Celles-ci sont pour Grégoire une « déformation de la foi et l'anéantissement du mystère » qu'est Dieu.



 

Relique-sancti_gregorii_nazianzeni.jpg

 

                                       Les Reliques de Saint Gregoire le Theologien dans une eglise au Vatican

 

Ο ΑΓΙΟΣ ΓΡΗΓΟΡΙΟΣ Ο ΘΕΟΛΟΓΟΣ ΚΑΙ Η ΕΛΛΗΝΙΚΗ ΠΑΙΔΕΙΑ

            Στίς 25 Ἰανουαρίου ἡ Ἐκκλησία μας τιμᾶ τή μνήμη τοῦ Ἁγίου Γρηγορίου τοῦ Θεολόγου καί στίς 30  τοῦ ἰδίου μηνός τόν τιμοῦμε καί πάλι μαζί μέ τόν Μέγα Βασίλειο καί τόν Ἅγιο Ἰωάννη τόν Χρυσόστομο. Πρόκειται γιά τούς Τρεῖς Ἱεράρχες, κορυφαίους Πατέρες τῆς Ἐκκλησίας μας και προστάτες τῆς ἑλληνικῆς παιδείας. Εἶναι κατάλληλη, λοιπόν, ἡ εὐκαιρία νά θυμηθοῦμε τίς ἀπόψεις τοῦ Ἁγίου Γρηγορίου τοῦ Ναζιανζηνοῦ γιά τήν ἑλληνική παιδεία, τήν ἀρχαία γραμματεία καί γιά τό πολυσυζητημένο-σήμερα-ζήτημα τῆς ἑλληνικότητας.

            Ὁ Ἅγιος τόν 4ο αἰῶνα μ.Χ. εἶχε νά ἀντιμετωπίσει δύο διαφορετικές ἀμφισβητήσεις. Ἀπό τή μία πλευρά εἶχε τούς «ὑπεράγαν Ὀρθοδόξους», οἱ ὁποῖοι πίστευαν ὅτι ὁ Χριστιανός δέν πρέπει νά μελετᾶ τά ἀρχαιοελληνικά κείμενα γιά νά μή ἀλλοτριωθεῖ ἡ πίστη του. Ἀπό τήν ἄλλη πλευρά ὁ αὐτοκράτωρ Ἰουλιανός, ὁ γνωστός καί ὡς Παραβάτης ἤ Ἀποστάτης, εἶχε ἀπαγορεύσει στούς Χριστιανούς καί νά διδάσκουν καί νά διδάσκονται τά ἀρχαῖα ἑλληνικά κείμενα. Τηρουμένων τῶν ἀναλογιῶν βρίσκω κάποιες ἀντιστοιχίες  μέ τίς συζητήσεις πού γίνονται στήν ἐποχή μας. Ἄν καί ἀπέχουμε 17 αἰῶνες ἀπό τήν ἐποχή τοῦ Ἁγίου Γρηγορίου, ἔχουμε καί σήμερα ὁρισμένους πού μᾶς καλοῦν νά εἴμαστε μόνον Χριστιανοί καί νά μήν τονίζουμε τήν ἑλληνιότητά μας καί ἄλλους στήν ἀντίπερα ὄχθη πού ζητοῦν νά εἴμαστε μόνον Ἕλληνες καί ὄχι Χριστιανοί. Ἡ ἰσορροπία μεταξύ αὐτῶν τῶν δύο ἄκρων εἶμαι βέβαιος ὅτι βρίσκεται στά κείμενα τῶν μεγάλων Πατέρων τῆς Ἐκκλησίας μας καί κατ’ἐξοχήν τοῦ Ἁγίου Γρηγορίου.

            Πρός τούς Χριστιανούς πού ἀπέρριπταν τήν κλασική ἑλληνική παιδεία ὁ Ἅγιος Γρηγόριος, ἄριστος μελετητής καί γνώστης τῶν ἑλληνικῆς φιλοσοφίας, ἀπαντᾶ μέ μία χαρακτηριστική ἐπισήμανσή του στόν «Ἐπιτάφιον εἰς τόν Μέγαν Βασίλειον»(1), τήν ὁποία παραθέτω σέ νεοελληνική ἀπόδοση ἀπό τόν Καθηγητή Εὐάγγελο Θεοδώρου:

            «Νομίζω πώς ἔχει γίνει παραδεκτό ἀπ’ ὅλους τούς συνετούς ἀνθρώπους ὅτι ἡ παιδεία εἶναι τό πρῶτο ἀπό τά ἀγαθά πού ἔχουμε. Καί ὄχι μόνο ἡ χριστιανική μας παιδεία, πού εἶναι ἡ ἐκλεκτότερη καί ἐπιδιώκει τή σωτηρία καί τό κάλλος τῶν θείων πραγμάτων, τά ὁποῖα μόνο μέ τόν νοῦ συλλαμβάνονται. Ἀλλά καί ἡ ἐξωχριστιανική παιδεία, τήν ὁποία πολλοί χριστιανοί, ἔχοντας σχηματίσει λανθασμένη ἀντίληψη γι’ αὐτήν, τήν περιφρονοῦν, ἐπειδή, λέγουν, κρύβει δόλιους σκοπούς, εἶναι ἐπικίνδυνη καί ἀπομακρύνει ἀπό τόν Θεό. Γιατί ὅπως ἀκριβῶς δέν πρέπει νά περιφρονοῦμε τόιν οὐρανό, τή γῆ καί τόν ἀέρα, καί ὅσα ὑπάρχουν σ’ αὐτά, ἐπειδή μερικοί ἔχουν σχηματίσει λανθασμένη ἀντίληψη καί, ἀντί νά λατρεύουν τόν Θεό, λατρεύουν τά δημιουργήματά Του, ἀλλά ἀφοῦ πάιρνουμε ἀπ’ αὐτά ὅ, τι εἶναι χρήσιμο γιά τή ζωή καί τήν ἀπόλαυσή μας, ἀποφεύγουμε ὅ, τι εἶναι ἐπικίνδυνο.... Κατά τόν ἴδιο τρόπο καί ἀπό αὐτά πού μᾶς προσφέρει ἡ ἐξωχριστιανική παιδεία παραδεχτήκαμε ὅ, τι εἶναι χρήσιμο στήν ἔρευνα καί στίς θεωρητικές ἀναζητήσεις, ἐνῶ ἀποκρούσαμε καθετί πού ὁδηγεῖ στήν εἰδωλολτρεία, στήν πλάνη καί στό βάθος τῆς καταστροφῆς. Μάλιστα ἀπό τήν ἐξωχριστιανική παιδεία ἔχουμε καί ὠφεληθεῖ στήν εὐσέβεια καί στή λατρεία τοῦ Θεοῦ, γιατί γνωρίσαμε καλά τό ἀνώτερο ἀπό τό χειρότερο καί ἔχουμε κάμει δύναμη τῆς διδασκαλίας μας τίς ἀδυναμίες ἐκείνης. Λοιπόν δέν πρέπει νά περιφρονοῦμε τήν παιδεία, ἐπειδή μία τέτοια περιφρόνηση φαίνεται καλό σέ μερικούς. Ἀντίθετα πρέπει νά θεωροῦμε ἀμαθεῖς καί ἀμόρφωτους τούς ἀνθρώπους πού ἔχουν αὐτή τήν ἀντίληψη».

            Μ’ αύτόν τόν ὡραῖο τρόπο ὁ Ἅγιος συνιστᾶ τήν «θύραθεν» ἤ «ἔξωθεν» παιδεία, δηλαδή τά ἑλληνικά γράμματα ἀπό τόν Ὅμηρο μέχρι τούς κλασικούς συγγραφεῖς, ὠς εἰσαγωγική καί ὡς συμπληρωματική πρός τήν ἀνώτερη ἀγωγή πού εἶναι ἡ χριστιανική. Σχετικά μέ τό αἴτημα τοῦ Ἰουλιανοῦ νά μή διορίζονται οἱ Χριστιανοί ὡς δάσκαλοι τῶν ἑλληνικῶν γραμμάτων ὁ Γρηγόριος ἔγραψε δύο πολύ ἐνδιαφέροντα κείμενα μέ τόν τίτλο «Πρός Ἰουλιανόν Βασιλέα Στηλιτευτικός» καί μέ ἀρίθμηση Α΄καί Β΄ Στόν Α΄Στηλιτευτικό, ἀφοῦ ἀναλύει μέ θαυμαστή γνώση τί ἀπορρίπτουν οἱ Χριστιανοί καί τί διατηροῦν ἀπό τά κείμενα τῶν Ἀρχαίων, ἀπευθύνει πρός τόν Ἱουλιανό το ρητορικό ἐρώτημα: «Τίνος τοῦ ἑλληνίζειν εἰσίν οἱ λόγοι;»(2). Δηλαδή ποιός ἔχει τό δικάιωμα νά διδάσκει καί νά μελετᾶ τά ἀρχαῖα ἑλληνικά κείμενα; Καί συνεχίζει: «Ἤ θά μᾶς πεῖς ὅτι εἶναι δικάιωμα μόνον τῶν ὀπαδῶν τῆς ἀρχαίας θρησκείας ἤ ὅλου τοῦ ἔθνους». Καί δίνει ἀμέσως ὁ Γρηγόριος τήν ἀπάντηση:  «Δέν εἶναι δικάιωμα μόνον τῶν ὀπαδῶν τῆς ἀρχαίας θρησκείας ἡ διδασκαλία τῶν ἑλληνικῶν κειμένων».

Κατά τόν Γρηγόριο τό δικάιωμα αὐτό τό ἔχουν ὅσοι πιστεύουν ὅτι ἀνήκουν στό «ἔθνος» κατά τήν ὁρολογία πού ὁ ἴδιος χρησιμοποιεῖ. Πρόκειται γιά τόν πρῶτο χριστιανικό ὁρισμό περί ἔθνους, ὅπου ὁ Ἄγιος προσδίδει ἔννοια πολιτιστική, μορφωτική καί ὄχι φυλετική, βιολογική. Αἰσθάνεται ὅτι καί ὁ ἴδιος ἀνήκει σ’ αὐτό τό ἔθνος τοῦ Οἰκουμενικοῦ Ἑλληνισμοῦ, πού ὅπως μαρτυρεῖ καί ἡ ἐτυμολογία τῆς λέξεως εἶναι κοινότητα ἠθῶν καί ἐθίμων ( ἔθνος: ἀπό τή λέξη ἔθος=συνήθεια). Μία πολιτιστική κοινότητα εἶναι ὁ Ἑλληνισμός κατά τόν Ἅγιο Γρηγόριο θεμελιωμένη ἐπάνω στήν ἑλληνική κλασική παιδεία καί στήν Ὀρθόδοξη Χριστιανική ἀγωγή. Αὐτό ἦταν καί τό μορφωτικό πρότυπο τῶν Τριῶν Ἱεραρχῶν, τό ὁποῖο δυστυχῶς ἐγκαταλείπεται στίς ἡμέρες μας.           

Τήν εὐγνωμοσύνη του γιά τήν Ἑλλάδα ὅπου σπούδασε ( Ἀθήνα) καί τήν ἐκτίμησή του γιά τούς Ἕλληνες πού γρήγορα καί ἀβίαστα δέχθηκαν τόν Χριστιανισμό ἐκφράζει ὁ Ἅγιος Γρηγόριος σέ ἕνα ἐπίγραμμά του ἀπό τή σειρά «Ἔπη εἰς ἑαυτόν»(3). Μιμούμενος ἀριστοτεχνικά τά ἀρχαιοελληνικά ἐπιγράμματα γράφει:

«Ἑλλάς ἐμή, νεότης τε φίλη, κί ὅσσα πέπασμαι καί δέμας ὡς Χριστῷ εἴξατε προφρονέως». Πού σημαίνει: Ἑλλάδα μου, ἀγαπημένη, ὅπου πέρασα τή νεότητά μου καί ὅσσα μέ συγκροτοῦν καί σῶμα μου, σᾶς ἀγαπῶ, διότι προθύμως δοθήκατε στόν Χριστό! Αὐτό εἶναι τό τελικό κριτήριο γιά κάθε παιδευτικό ἀγαθό πού προσφέρει ἡ ἑλληνική παιδεία, μᾶς λέγει ὁ Ἅγιος. Ἡ ἀναφορά στόν Χριστό, ὁ πνευματικός προσανατολισμός μας πρός τόν ἀληθινό Θεό καί τό Εὐαγγέλιό του. Ἡ ἑλληνική παιδεία εἶναι ἕνα πολύ χρήσιμο ἐργαλεῖο ἀρκεῖ νά ὁδηγεῖ στήν Χριστιανική ἀγωγή καί νά μή μᾶς ἀοκόπτει ἀπό αὐτή.

Ἔτσι μέ τή βοήθεια τῶν μεγάλων Πατέρων καί μέ τήν συνεισφορά τῶν δασκάλων τοῦ Γένους καί τοῦ πιστοῦ λαοῦ δημιουργήθηκε ἡ ἑλληνορθόδοξη παιδεία. Σ’ αὐτό τό πνευματικό καί ἠθικό ἔρεισμα στηρίχθηκε ὁ Ἑλληνισμός σέ καλές ἀλλά καί σέ δύσκολες στιγμές καί αὐτό τό πολιτιστικό ἀγαθό προσέφερε μέ οἰκουμενική διάθεση  σέ ἄλλους λαούς. Ἡ ἑλληνορθόδοξη παιδεία τῶν Τριῶν Ἱεραρχῶν εἶναι ταυτοχρόνως πανανθρώπινη καί ἑλληνική,  διαχρονική καί ἐπίκαιρη. Γι’ αὐτό μπορεῖ νά μᾶς κρατήσει ὄρθιους καί σήμερα ἀπέναντι στήν ὑλιστική καί ἰσοπεδωτική παγκοσμιοποίηση.

ΠΑΡΑΠΟΜΠΕΣ

(1)   Migne Ἑλληνική Πατρολογία , τόμος 36, σελ. 508-509.

(2)   Migne Ἑλληνική Πατρολογία, τόμος 35, παράγρ. 103-104.

(3)   Migne Ἑλληνική Πατρολογία, τόμος 37, ἐπίγραμμα ἀριθμ. 1449

Κ.Χ.

 

             Article de Constantinos Holevas

Κωνσταντῖνος Χολέβας Πολιτικός Ἐπιστήμων

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